AÏKIDOSAINT-AVOLD
L'AÏKIDO : DÉFINITION ET PORTRAIT DU FONDATEUR
DANS 2 SEMAINES ET 5 JOURS
DÉFINITION DE L'AÏKIDO
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L´aïkido est une discipline physique et mentale dont la pratique conduit vers la maîtrise du corps et de l´esprit.

Cet art de défense qui comprend des mouvements à mains nues, de bâton, de sabre et de poignard, a pour principe d´esquiver les attaques pour déséquilibrer et neutraliser l´adversaire.

L´aïkido n´utilise donc pas la force, mais développe la souplesse du corps, ce qui permet une pratique à tout âge dans le respect des objectifs et du niveau de chacun (aïkido-loisir ou de haut-niveau).

Le fondateur de l'aïkido ne voulait pas entendre parler de compétition. L'accent est mis sur le développement complet de l'individu.

ai : du verbe au, concorder ; harmonie

ki : énergie

do : la voie.

Aïkido peut donc se traduire par «la voie de la concordance des énergies».

Pendant les cours, les élèves observent l'enseignant faire la démonstration d'une technique et travaillent ensuite avec un partenaire pour la répliquer.

Ils améliorent ainsi leur technique et leur compréhension de l'art.

Le mouvement, le positionnement, la précision et le rythme sont tous des aspects importants dans l'exécution des techniques.

Les élèves gagnent également en souplesse et en adaptation en les appliquant.

Les aïkidokas s'entraînent par deux. L’«attaquant» (uke, littéralement «celui qui accepte, qui chute», également appelé aite, littéralement «celui qui prête sa main») déclenche une attaque contre le «défenseur».

Le «défenseur» (tori «celui qui saisit», également appelé shi et parfois nage «celui qui projette» ou encore shite «celui qui exécute»), qui la neutralise avec une technique d'aïkido.

PRÉSENTATION DU FONDATEUR
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O'sensei Morihei UESHIBA

14/12/1883

26/04/1969

Morihei Ueshiba est né le 14 décembre 1883 à Tanabé au Japon. C'était un enfant de faible constitution et souvent malade. Et pour se renforcer physiquement, son père le pousse à pratiquer le sumo et la natation dès l'âge de 10 ans.

En 1901, il part à Tôkyô, où il étudie le ju-jutsu au Tenshin Shinto-ryu sous la direction de Tokusaburo Tozawa.

De nouveau malade, il retourne à Tanabé et s'astreint alors à se forger un corps neuf et solide en pratiquant les exercices physiques les plus durs.

A 20 ans, il réussit à s'engager dans un régiment d'infanterie malgré sa petite taille (1,56 m), où il apprend le combat à la baïonnette (jutte jutsu). Il quitte l'armée en 1906 et retourne à Tanabé.

En 1910, Ueshiba rencontre Sokaku Takeda, maître de l'école Daïto de jujutsu (daito ryu jujutsu, héritière du clan Takeda). Ueshiba l'invite à rester chez lui pour devenir son disciple et Takeda lui enseigne son art.

En 1919, après le décès de son père il s'installe avec sa famille à Ayabe et ouvre le dojo «Ueshiba Juku».

Il y développe sa propre idée du budo. Sa notoriété grandit, son art prend les noms successifs de Daito ryu ju jutsu, puis Daito ryu aïki ju jutsu et aïkijujutsu en 1922. Pendant cette période, il aura souvent la visite de Maître Takeda.

En 1924, il décide de suivre maître Deguchi en Mongolie pour fonder une communauté utopiste, centre spirituel pour l'amour et la fraternité universelle, selon les principes de l'Omoto Kyo.

De retour au Japon, maître Ueshiba reprend son entraînement, développant son art, le Ueshiba Aïki Jujutsu, qu'il renomma aïkibudo en 1930, puis Kobu budo.

Sa réputation s'étend à travers tout le Japon. De grands maîtres d'art martiaux viennent le voir pour le défier. Jigoro Kano, le fondateur du Judo, envoie ses meilleurs élèves étudier l'art martial qui deviendra l'aïkido en 1942.

Il est invité à faire de nombreuses démonstrations dans tout le Japon, et entre autres, devant la famille impériale. Il donne des cours à l'académie de police militaire.

Au début de la guerre au Japon, en 1942, maître Ueshiba part à Iwama près de Tokyo. Il y pratique l'agriculture et y parfait son art dans son dojo l'Aiki Dojo. Il fait également ériger un sanctuaire pour l'aikido: L'Aiki Jinja, aujourd'hui classé monument historique.

En 1948, les Américains, qui ont interdit toutes les pratiques martiales au Japon, autorisent la reprise de l'enseignement de l'aïkido pour son caractère de Paix et de recherche de vérité.

L'Aïkikaï Foundation est officiellement ouvert le 9 février, dirigé par Kisshomaru Ueshiba, son troisième fils. Le dojo central de l'Aïkikai est le Hombu Dojo, situé à Tôkyô.

Le développement de l'Aïkido à travers le monde s'amorce alors, favorisé par l'esprit d'ouverture de la discipline et de nombreux contacts d'élèves à l'étranger.

Maître Ueshiba acquiert le titre de O'Sensei («grand maître», maître dans le sens «professeur») et continue à perfectionner l'aïkido à Iwama.

En 1969, maître Ueshiba tombe malade. Il meurt le 26 avril 1969 emporté par un cancer foudroyant.

EXTRAIT D'UN ÉCRIT DE MORIHEI UESHIBA
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Lors de l´entraînement, ne soyez pas dans l´urgence.

Un minimum de dix années est nécessaire pour maîtriser les bases et avancer dans le premier niveau. Ne vous imaginez pas posséder toute la connaissance, dans le costume du maître parfait.

Vous devez continuer à vous entraîner quotidiennement avec vos amis et vos élèves pour progresser ensemble dans l´Art de la Paix.

L´échec est la clé du succès. Chaque erreur nous apprend quelque chose.

Une bonne attitude, une bonne posture, reflète un bon état d´esprit.

Blesser un adversaire, c´est se blesser soit même. Contrôler une agression sans infliger de blessure, c´est l'Art de la Paix. Toujours pratiquer l´Art de la Paix d'une manière vibrante et joyeuse.

Les progrès viennent à ceux qui s'entraînent encore et encore. Vous reposer sur des techniques secrètes, ne vous conduira nulle part.

Les enseignants ne peuvent partager qu´une fraction du savoir. C´est au travers de la dévotion de votre propre pratique que les mystères de l´Art de la Paix sont rendus vivants.

L´objectif de l´entraînement est de réduire la lenteur, de renforcer le corps et de polir l´esprit.

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